Nouvelle manifestation anti-Sarkozy à Paris

Nouvelle manifestation anti-Sarkozy à Paris
PARIS (Reuters) - Pour le troisième soir consécutif, 200 à 300 jeunes ont manifesté mardi soir place de la Bastille, à Paris, pour dénoncer l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.

Aux cris de "Liberté!" ou de "Sarko facho, le peuple aura ta peau!", ils ont bloqué la circulation vers 21h30, juste devant la colonne de Juillet, tandis que d'importantes forces de police et de gendarmerie prenaient position sur les boulevards menant à la place.

Pour éviter une réédition des violences de la veille, où de nombreuses vitrines avaient été brisées par les manifestants, les forces de l'ordre ont préventivement bloqué plusieurs rues.

Dans la nuit de lundi à mardi, 365 véhicules avaient été incendiées en France et 160 personnes interpellées, selon la Direction générale de la police nationale (DGPN).

Trois cent seize voitures ont été brûlées volontairement et 49 autres ont été incendiées par propagation. On compte entre 60 et 90 véhicules incendiées chaque nuit sur le territoire français, hors périodes de crise.

Des affrontements entre jeunes manifestants hostiles à Nicolas Sarkozy et forces de l'ordre ont causé d'importants dégâts matériels à Rennes dans la nuit de lundi à mardi, rapporte la préfecture d'Ille-et-Vilaine.

A Nantes, à une centaine de km au sud de la capitale de la Bretagne, des incidents ont de même éclaté à l'issue d'une manifestation. Onze personnes ont été placées en garde à vue.

Lors d'une manifestation "anti-Sarkozy" qui a rassemblé jusqu'à 200 personnes dans le centre de Rennes, des pierres ont été lancées sur les forces de l'ordre qui protégeaient le siège de l'UMP et qui ont répliqué par des gaz lacrymogènes.

Les pompiers sont intervenus pour éteindre une trentaine de feux de poubelle. Neuf véhicules ont brûlé et plusieurs vitrines ont été brisées lors de ces échauffourées qui se sont poursuivies jusqu'à 03h00 du matin (01h00 GMT).

La police a procédé à plusieurs interpellations.

Dans la nuit de dimanche à lundi, la police avait effectué neuf interpellations après des heurts et des dégâts sur plusieurs dizaines de vitrines et du mobilier urbain.

DEUX MOIS DE PRISON FERME

L'un des manifestants interpellés a été condamné lundi à deux mois de prison ferme et trois autres l'ont été à des peines de travaux d'intérêt général.

A Nantes, environ 400 manifestants ont défilé dans les rues du centre-ville pour le second soir consécutif. Il s'agissait pour l'essentiel de militants d'extrême gauche, selon la police, auxquels se sont mêlés par la suite des jeunes des quartiers.

Au total, 23 voitures ont été brûlées dans la ville dans la nuit de lundi à mardi. Un cocktail Molotov a été jeté à l'intérieur de la mairie annexe des Dervallières, un quartier sensible à l'ouest de Nantes, mais le feu n'a pas pris.

Dimanche soir, 23 personnes avaient été mises en garde à vue et 32 voitures avaient été incendiées.

Des incidents de ce type ont éclaté dimanche soir dans plusieurs grandes villes de France peu après la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle et se sont reproduits lundi soir dans la capitale et à Lyon et Caen notamment.

Interrogé mardi sur RTL, le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a invité les protestataires à faire plutôt usage de leur bulletin de vote.

"Le bulletin de vote là il est encore possible à l'occasion des élections législatives" du mois prochain, a-t-il dit. "Tous ceux qui se livrent à ces violences ne rendent qu'un service : c'est à ceux qui veulent plus d'ordre (...) plus de dureté".

# Posté le mercredi 09 mai 2007 04:27

Appel à l'arrêt des violences anti-Sarkozy

Appel à l'arrêt des violences anti-Sarkozy
Le chef du PS français François Hollande a appelé mardi à l'arrêt des «violences» et actes de vandalisme commis dans plusieurs villes de France depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence.

Une manifestation anti-Sarkozy a en effet dégénéré lundi soir à Paris. «J'avais lancé dès dimanche soir un appel à la responsabilité et au calme (...) Il peut y avoir de la déception, de la colère, de la frustration, mais le seul moyen de réagir, c'est de prendre des bulletins de vote, pas d'autres instruments», a déclaré François Hollande sur la radio RTL.

«Tous ceux qui se livrent à ces violences ne rendent service qu'à ceux qui veulent plus d'ordre, plus de dureté», a-t-il ajouté.
Interpellations
Lundi soir, une manifestation anti-Sarkozy de plusieurs centaines de jeunes, dont certains criaient «Sarko, facho!», a dégénéré en heurts avec la police autour de la place de la Bastille, à Paris, où des affrontements avaient déjà eu lieu dimanche soir.

Selon la préfecture, un policier a été blessé, dix véhicules incendiés, deux magasins pillés et 17 vitrines cassées. Plus de 20 personnes soupçonnées d'avoir participé à cette manifestation étaient en garde à vue mardi.

A Toulouse, trois membres des forces de l'ordre ont été blessés par des jets de projectiles lors d'affrontements qui ont entraîné 22 interpellations dans la nuit de lundi à mardi. Plus de 60 véhicules ont aussi été incendiés. Ces incidents ont eu lieu dans des quartiers sensibles de Toulouse mais aussi en plein centre ville.

Des heurts ont aussi eu lieu à Lille, où une centaine de manifestants a arpenté les rues du centre et de quartiers populaires pendant près de quatre heures, renversant des poubelles, bloquant des rues au moyen de barrières et jetant à plusieurs occasions des pavés dans les vitrines des magasins.
730 véhicules incendiés
Dans la nuit de dimanche à lundi, 730 véhicules ont été incendiés dans toute la France et 592 personnes interpellées lors d'échauffourées qui ont suivi l'élection de Nicolas Sarkozy. Selon la Direction générale de la police nationale (DGPN), ce sont des «mouvements d'extrême gauche, anarchistes ou autonomes» qui sont à l'origine de ces heurts avec les forces de l'ordre.

Toujours sur RTL, François Hollande a dit s'attendre à voir Nicolas Sarkozy agir avec modération dans les premières semaines de son mandat de président de la République. Mais selon le responsable socialiste, l'objectif de Nicolas Sarkozy reste «tous les pouvoirs».

# Posté le mardi 08 mai 2007 08:09

Nouvelle nuit "chaude" en France

Nouvelle nuit "chaude" en France
Pour la deuxième nuit consécutive, des incidents qui ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi dans plusieurs grandes villes. Le bilan de la nuit de dimanche à lundi a, lui, été revu à la hausse.


A Paris, 400 militants de gauche ont arpenté les rues de la capitale lundi soir depuis la place de la Bastille. Ils ont brûlé un scooter, brisé une dizaine de vitrines, trois cabines téléphoniques et endommagé quelques voitures. Des CRS ont tenté d'empêcher leur progression, un face-à-face qui s'est transformé en course-poursuite. Vers 22 heures, les manifestants se sont dispersés par petits groupes. Il y a eu au total qui 35 interpellations. Aux alentours de 23 heures, 300 jeunes se sont à nouveau rassemblés place de la Bastille et ont tenté de bloquer la circulation en s'installant au pied de la colonne de la Bastille.


A Lyon, 500 militants d'extrême-gauche ont protesté lundi soir. Le cortège, parti de la place des Terreaux, s'est déplacé dans le centre-ville, causant quelques dégâts à des abribus, un kiosque à journaux et à du mobilier urbain. Il y eu plusieurs face-à-face avec les forces de l'ordre. Agents de la sécurité publique, CRS et gendarmes mobiles ont tiré à plusieurs reprises et en différents endroits des grenades lacrymogènes, provoquant la fuite des émeutiers. Des petits groupes ont continué peu avant minuit à caillasser les véhicules de police. Une interpellation a eu lieu. Dans l'après-midi, 200 lycéens avaient déjà protesté et s'étaient prêtés à des actes de dégradation sur des poubelles et des panneaux d'affichage politique, entraînant deux interpellations.


A Nantes, 400 manifestants d'extrême gauche se sont retrouvés lundi soir dans le centre-ville. Ils s'en sont pris à des véhicules et ont brisé des vitres du tribunal administratif de la ville. Les forces de l'ordre qui ont fait usage du gaz lacrymogène ont procédé à une interpellation.


A Toulouse, 100 de manifestants ont été maitrisés par les policiers lundi soir place du Capitole à Toulouse, où des incidents avaient déjà eu lieu la veille. Rassemblés en face de l'Hôtel de ville, ces jeunes, pour la plupart, qui ont lancé des bouteilles sur les gendarmes mobiles ont été dispersés peu avant 23 heures à l'aide gaz lacrymogènes. Ils avaient auparavant incendié des poubelles. Vingt deux interpellations ont eu lieu. Plus de 60 de voitures ont par ailleurs été incendiées dans la soirée principalement dans les quartiers sensibles du Mirail, de La Reynerie et de Bagatelle.


A Lille, des heurts ont opposé lundi soir manifestants et forces de l'ordre pour la deuxième nuit consécutive, où plusieurs dizaines de véhicules et poubelles ont été incendiés et des vitrines de magasins sérieusement abimées. Le mouvement de plus de 100 jeunes a été cassé peu avant minuit au moyen de gaz lacrymogène. Au moins six personnes ont été interpellées.


A Caen, 800 manifestants ont défilé dans la soirée dans les rues de la ville avant de s'éparpiller.


Durant la nuit de dimanche à lundi, 730 voitures ont été brûlées, 592 manifestants interpellés et 78 policiers blessés.

# Posté le mardi 08 mai 2007 05:51

730 voitures incendiées,78 policiers et gendarmes blessés et 592 arrestations

730 voitures incendiées,78 policiers et gendarmes blessés et 592 arrestations

PARIS (Reuters) - Des incidents, entre échauffourées et voitures brûlées, ont éclaté dans plusieurs villes de France après la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle dimanche soir.

Ils se sont soldés par 730 voitures incendiées, 78 policiers et gendarmes blessés et 592 arrestations, selon un bilan de la Direction générale de la police nationale (DGPN).

Ce bilan, le second, a été diffusé lundi après-midi mais ne rend pas compte de la totalité des dégâts enregistrés dans le pays si l'on tient compte de chiffres obtenus auprès de préfectures et d'institutions régionales.

Le bilan de la DGPN ne fait ainsi pas mention d'attaques d'autobus au cocktail Molotov en région parisienne, ni de l'incendie criminel de l'école de la Lanterne à Evry (Essonne), ni d'une tentative d'incendie contre un centre d'action sociale dans la même ville, attestés de source policière.

Il ne fait pas état non plus de magasins ravagés et pillés, comme à Lyon, où selon un décompte réalisé par Reuters, une vingtaine de devantures de magasins de la Presqu'Ile ont été brisées, ainsi que des abribus et des cabines téléphoniques. Dans la ville, la préfecture de police fait état de 13 blessés, dont 10 dans les rangs de la police, et 54 voitures incendiées.

Dans le département du Nord, une centaine de voitures ont été incendiées, en particulier dans les villes de Lille et de Roubaix, rapportent les pompiers. Des dizaines d'abribus ont été brisés, des feux de poubelles observés. Environ 70 personnes ont été interpellées à Lille, selon la police.

GAUCHISTES ET JEUNES DE BANLIEUE

Dans un document interne, dont Reuters a eu connaissance, la DGPN estime que "le second tour des élections présidentielles n'a pas généré de grandes manifestations de violences urbaines dans les quartiers sensibles".

Elle ajoute que le niveau des violences de la nuit a été "au-dessus de celle d'un 14 juillet" mais inférieur à un Réveillon de la Saint-Sylvestre.

Selon elle, environ 10.000 personnes ont manifesté dans toute la France contre le résultat de l'élection présidentielle.

La police estime que les violences ont été provoquées par deux milieux distincts, des jeunes des banlieues pauvres, notamment autour de Paris, et des militants d'extrême gauche, anarchistes ou "autonomes" dans les centres des grandes villes.

Les seconds, rejoints parfois par des militants socialistes, ont par exemple affronté les forces de l'ordre durant plusieurs heures place de la Bastille à Paris, lieu traditionnel de rassemblement de la gauche lors des soirées électorales.

Les manifestants, qui jetaient feux d'artifice et bouteilles, ont été dispersés que par un véhicule anti-émeute blindé équipé de canons à eau, a-t-on constaté sur place.

En province, outre Lyon et Lille, des échauffourées se sont déroulées à Bordeaux, Nantes, Rennes et Toulouse notamment.

A Nantes, où une manifestation contre Nicolas Sarkozy a rassemblé un millier de personnes, 26 personnes ont été placées en garde à vue, selon Yves Monard, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) de Loire-Atlantique.

Parmi elles, trois mineurs accusés d'avoir cassé un abribus. Six policiers ont été légèrement blessés. Du côté des manifestants, une personne a été touchée par un tir de flash ball, mais ses jours ne semblent pas en danger.

Dans des quartiers sensibles de la ville, 33 véhicules ont été incendiés ainsi que de nombreuses poubelles. Plusieurs vitrines de commerçants ont été endommagées.

"Il ne s'agissait pas d'une manifestation spontanée, mais d'un mouvement préparé par un noyau dur de militants anarchistes et d'extrême gauche", a estimé Yves Monard.

En Normandie, la police a procédé à vingt interpellations à Rouen et à Caen, lors d'incidents survenus en marge de manifestations dans la nuit de dimanche à lundi.

Quatre policiers ont été légèrement blessés à Caen où des dégâts matériels - dégradations, bris de vitrines, voitures endommagées, tentative d'incendie de la permanence UMP - ont été commis. Dans l'agglomération de Rouen, une dizaine de voitures ont été incendiées.

# Posté le lundi 07 mai 2007 07:09

Modifié le lundi 07 mai 2007 17:42

EleCtion

EleCtion
Ben Voila NiCoLas SarKoZy Est Le NouVeau PrésiDenT De NoTre Si BeaU PayS!!!


Laissez VoTre aVis Sur l'Homme qu'il Est

# Posté le lundi 07 mai 2007 07:07